13 juillet 2007
Idées Noires
Je ne vais pas, à proprement parler, déblatérer philosophie aujourd'hui, mais plutôt... d'une émotion. D'un ressentit.
J'ai remarqué chez moi un besoin d'écrire lorsque je suis déprimé, ou bien anéanti d'idées noires, comme si, écrire à ce moment me comble et me vide de l'émotion. Mais je pense également que c'est aussi une émotion que j'aime à lire, à imaginer, et à ressentir. C'est pour cela que j'ai une notion de l'état d'âme assez étrange, je ne vais y raconter que mes plus sombres pensées.
En y réfléchissant bien j'estime le bonheur comme étant banal, à la différence de la nostalgie, de la mélancolie et toutes autres phases pro-déprime. C'est assez paradoxale car le bonheur tout autant extraordinaire qu'il est ne me laisse qu'un goût fade. Je n'exprime pas le besoin d'en parler pace que j'estime que tout le monde le connait, et en ce sens je me fais peur. Pourtant j'aime la vie, je chante la vie, je danse la vie ! Je suis toujours près à dévorer les plus petites miettes de ma misérable éxistence de peur de ne pouvoir y gouter après. Alors pourquoi je ne trouve beau que ce qui est noir, triste et tragique ? Pourquoi je ne sais exprimer mon bonheur ? Pourquoi...
17 juillet 2007
Le lièvre
Je ne suis qu’un simple somnambule parmi écrivains et musiciens des mots mais je vous présente ici mon dernier né : noir et ruisselant comme cœur malade.
« J’ai la sensation que nous sommes semblable a des lévriers sur le départ, attendant que le lièvre soit lâché pour s’y élancer. La laisse tranchée pareille au cordon reliant la mère a son enfant, le chien court après un animal pauvrement déguisé, l’homme court après un avenir faussement dégrisé. »
Finalement, et pareil au chien, ce qui fait l'homme c'est sa capacité à courir derrière un leurre...
15 août 2007
L'Angoisse de la Poisse ou Réveil de la Pensée Bacienne.
Les jours passant le poids se fait plus grand. La peur au ventre mais la tête haute je me laisse emporter par le courant du temps qui par son intarissable flot m'entraîne vers une destinée prémédité mérité. A quoi bon fermer les yeux et ne pas voir, ne pas croire à l'inévitable. Par mes désirs et mes moyens je puis réussir mais ma volonté sera-t-elle inébranlable ?
30 août 2007
Naissance...
La vie est un accident. Quelle est cette idée douloureusement ironique et moindrement héroïque qui me laisse entendre que je ne suis qu'un accident, obéissant aux règles du hasard ?
Ma naissance fut un accident, ma vie est un accident. Quand à ma mort, sera-t-elle une délivrance pour ceux qui ne me souhaitaient pas ?
Je ne suis point le fruit d'une union voulue, d'une volonté commune, mais l'objet de l'inattendu.
Étrangement cette idée m'amuse au lieu de me déprimer. Mon corps exulte devant cette nouvelle sensation de liberté, je ne me sens plus aussi dépendant des êtres jusqu'à alors aimé, juste redevable, car malgré ils ont eu la volonté d'élever ce qui manquaient au désir.
Mais tout ceci n'est qu'hypothèse.
15 septembre 2007
Utopie...
Ah... Être de Lumières et de Beauté, je papillonne de joie et d'enthousiasme à l'idée d'entendre le doux son de ta voix. Ta présence tisse le fil de ma vie, je m'abandonne tel une marionnette entre tes doigts agiles.
Tsss... Douce illusion. Le poids sur mes épaules n'en est que plus lourd, je partage le châtiment d'Atlas. A quoi bon rêver si l'on ne peut s'absoudre à l'amertume d'une âme meurtrie par sa propre incompétence. Le courant de la crainte m'entraîne dans ses abysses. Il me suffirait pourtant d'un mot... mais je le redoute, tout comme cette déclaration, tout comme sa réaction. Les plates justifications que je m'invente ne suffisent à m'excuser. La situation si longtemps entretenue ne suffit à étancher ma soif et ma faim. Je veux m'abreuver à sa source, me repaître de son regard, m'enivrer de son parfum et me complaire sous ses caresses. Mais j'erre à travers les méandres de l'anéantissement, aucun fil d'Ariane ne peut m'aider à retrouver le chemin.
30 octobre 2007
Abyme
Sur le rocher pâle ou fleurit mon amour
Je chanterai tes yeux ou dansent des feux ardents
Je chanterai tes lèvres promesses de mille baisers audacieux
Je chanterai l'ivresse de mes tourments
Je chanterai Cupidon et son vole gracieux
Sur le rocher pâle ou fleurit mon amour
Seul demeure encore les larmes
Nectar de mon âme meurtrie
Abyme par Gaykird De Teracher
30 novembre 2007
Parce que je deviens fou.
http://www.radioblogclub.fr/open/116355/the_corpse_bride/11-The%20Corpse%20Bride-The%20Piano%20Duet
Je crois que je deviens fou...
Parce que l'autre soir il y a tant de chose que j'aurais voulu faire, tant de chose chose que j'aurais voulu dire.. et qu'à présent je regrette.
Parce que depuis la dernière fois je suis pris dans un maelström émotif, dans un ascenseur émotionnel, je passe en l'espace de 5 secondes d'une joie intense à une désillusion non moins forte.
Parce que je me dis que c'est ce que tu désires, ce que tu espères, pour tout de suite m'imaginer pauvre fou rêveur.
Qu'attends tu de moi ?
Ce n'est pas très vertueux de ma part de t'écrire ça, et m'en excuse, mais je devais me soulager le coeur et l'esprit.
Pardon pour l'embarras causé, tu n'es pas obligée de répondre.
Pardon pour ne pas savoir lire dans tes yeux et dans ton coeur.
Pardon pour na pas être raisonnablement raisonné...
Pardon...
Mais c'est que parfois tu sembles attendre que je me lance et je ne veux pas te décevoir en n'osant pas.
Je t'aime...
30 décembre 2007
Discours myope
Les jours passant ma vue baisse un peu plus. La maladie abat progressivement un voile devant mes yeux. J'ai la sensation que ma propre conscience s'éloigne sur la barque du temps, emportés par les vagues de mes affres. Je cours après cette perte interminable comme on courerait après la vie. C'est un peu de mon âme qui s'échappe entre mes doigts.
Autour de moi les couleurs se sont atténuées pour devenir fades, sombres,.. sans vie... Elles ne possèdent plus le même éclat qu'auparavant. Elles ne pétillent plus au fond de mes yeux pour illuminer de leurs beautés le ténébreux chemin de l'existence.
Finalement je n'ai jamais véritablement vu que ce qui était à la porté de mon regard, me régalant de ces images comme d'une eau bénite.. sans vraiment réaliser l'importance qu'elles avaient pour moi.
Las j'abaisse mes paupières sur ces pupilles noires. A présent je m'efforce de m'ouvrir aux choses.. sans les regarder.. car le mal qui me rongent à l'intérieur est incurable.
Bientôt je serais aveugle..